I.C.B.M.

Institut des Civilisations du Bassin Méditerranéen et du Moyen-Orient

24 février 2005            Un haut lieu de la chrétienté en Orient : Saint-Siméon (nord de la Syrie)

(Hazem El Shafei)

 

 

 

 

C'est sous Tibère que la nouvelle religion s'implanta en Syrie romaine et connut bientôt un succès populaire grâce à l'énergie inépuisable de l'apôtre Paul. Si la foi progressa rapidement, les premiers chrétiens furent cependant l'objet des persécutions, surtout pendant le règne de Dioclétien. Mais en 313, Constantin, par l'édit de Milan, proclama la liberté de la foi chrétienne. Sous Théodose, le christianisme devint en 380 la religion officielle et les cultes païens furent interdits. Durant près de trois siècles, la Syrie connut un christianisme agité. En effet, des querelles christologiques donnèrent naissance, au Vème siècle, à deux grands courants considérés comme hérétiques par l'Église officielle : le nestorianisme et le monophysisme, la Syrie étant à la fois le champ de bataille et l'enjeu de ces conflits.

 

 

Sur son sol s'élevèrent bientôt de nombreuses églises, aussi bien dans les villes que dans les villages ou même en rase campagne.

 

 

Parmi les édifices érigés à la mémoire d'anachorètes, le plus célèbre est sans conteste le vaste sanctuaire édifié en 476 par l'empereur Zénon : Saint-Siméon (Qalaat Sémaan), construit autour de la colonne sur laquelle l'anachorète vécut de 423 à 459, afin de renforcer sa vie ascétique ! Le martyrium fut à lui seul le plus grand édifice voué au culte chrétien avant Sainte-Sophie.

 

Ce sanctuaire est l'une des plus belles manifestations de l'architecture chrétienne primitive.